mardi 22 mai 2007

Crise existentielle

Me voilà à trois semaines avant le bac, en pleine période de révisions mais la crise est là, pourquoi le bac ? pourquoi devoir réviser ? Il est vrai que c'est un passage, beaucoup de gens l'on passé mais quelle légitimité à la bac au regard de ce que je souhaite faire plus tard ?
Je me trouve donc dans l'obligation de passer mon bac alors que celui que je passe n'a presque aucun rapport avec ce que je souhaite faire après. Vous me direz que j'ai choisi ma section, par ailleurs ce n'est pas le cas de tout le monde, mais j'ai choisi une S car c'est quoi qu'il en soit et quoi qu'on en dise toujours la filière la plus valorisée celle qui ouvre potentiellement sur tout.
Alors je me persuade que c'est un sésame qui me permettra de faire ce que je souhaite.
Pourquoi ne laisse-t-on pas le lycéen libre de tout stress n'est ce pas le moment de la vie où nous aurions le plus le droit de rêver, de ne pas se soucier du lendemain mais non en fait nous n'avons pas le choix car ces années sont celles qui vont conditionner notre vie en tout cas c'est ce que la famille, l'entourage, la société nous inculque.
N'est pas dommage ?

Pourquoi ne pas décréter le :

Ou bien un mouvement national de boycott du bac 2007 (cela me parai un peu tard niveau comm' ca va être dur à faire savoir....)

lundi 21 mai 2007

Première interview

La chimie, c'est trépidant (pardon Mme Reicher, ce n'est pas votre faute, je suis un cas désespéré), tellement trépidant que je me retourne vers X, gentille fille intelligente et studieuse.
"Alors t'as voté aux présidentielles ?"
Elle me répond oui mais qu'elle n'aime pas la politique et me dis qu'elle ne s'y intéresse pas. De fils en aiguilles, je comprends qu'elle a voté pour un "candidat qui a une chance d'être élu", cela me laisse Sarkozy, Royal et Bayrou. Je lui demande donc comment elle a fait pour faire son choix vu qu'elle n'aime pas la politique, pourquoi choisir l'un plus qu'un autre. Là, elle me répond par trois mots que j'ai trouvés très beaux dans le contexte "pour mon avenir". C'est tellement idéaliste.
Enfin, elle me dit pour qui elle a voté, Ségolène Royal mais juste après elle me fait comprendre que c'était surtout contre "Sarko" et "pas pour elle mais pour son parti , elle avait pas les épaules, j'aurai aimé quelqu'un d'autre".
Je lui demande si son vote pour les législatives sera dans la continuité de son vote pour les présidentielles, la réponse est positive par contre quand je lui demande quel est le nom de notre député PS qui se représente, c'est négatif.
Je la questionne sur le nouveau gouvernement et elle me que lâche Kouchner et Dati c'est fait exprès parce que ça fait bien un PS et une arabe au gouvernement sinon ça fait comme Chirac en 2002.
Pour finir je l'interroge sur les "vacances" de Sarkozy après les élections là tout est normal "c'est nul de le harceler, il en profite, il a raison..."
Voilà la politique vue par certains lycéens, c'est aussi trépidant que la chimie pour d'autres, un jour j'ai entendu un politologue dire que le foot c'est comme la politique. Il y a les spécialistes du foot qui suivent tous les matchs, même les moins importants, les transferts, les potins .... mais ils votent et s'intéressent un peu à la politique lors des grandes échéances. D'autres suivent la politiques, les débats incessants, l'actualité, les rivalités mais cela ne les empêchent pas de regarder un match de foot lors de grandes occasions, "l'épopée des Bleus" lors des deux derniers tours de la coupe du monde dans un climat de bouillonnement national sans pour autant connaitre le nom des joueurs ni leurs parcours...

On peut donc faire l'analogie mais les enjeux me semblent ne pas être les mêmes....

dimanche 20 mai 2007

Inauguration


Un dimanche soir, trois semaines avant le bac, sur un coup de tête, ma voilà comme les autres, j'ai créé un blog en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, c'est LE blog que je ferai vivre en le nourrissant de tout ce que je peux, c'est à dire bien peu, je ne suis qu'un jeune lycéen parmi plus de six milliards d'âmes.
Alors bonne nuit, car demain m'attend une nouvelle semaine qui sera bien rempli ; révisions et ambition obligent...